CollaboPM_C.gif (5782 octets)
1998                                                                                            2-La Personne    


LA PERSONNE                    ExplorerGlF.gif (1586 octets) imus01_icon.gif (1194 octets) Beethoven

 "Le CERVEAU !" :
Adaptation aux situations,
Contrôle de Vie, la Personne y est ! 
* **

        "Nous sommes résultat d'apprentissages phylogénétiques et individuels."


    Au long de cette section, nous nous interrogerons sur les structures et mécanismes de la conscience humaine. Sur la constitution de la Personne.

    Plus loin, nous analyserons les constituants du comportement des êtres vivants à partir des données que nous aurons tenté de dégager.
    Nous y réfléchirons afin de nous connaître véritablement et demanderons à des spécialistes de nous éclairer par leurs communications sur l'état actuel des connaissances humaines.


Introduction
 

  "L'apprentissage"

Le "Légume".

    Étudiant, au B.A., je travaillais parmi les malades mentaux. J'y ai connu brièvement un patient, adulte dans la vingtaine qui présentait l'apparence d'un enfant normal prépubère, mais végétatif et alité. Inexpressif et passif, il était nourri, changé et déplacé dans son lit.
    Qu'était ce "Légume", tel qu'on le qualifiait, incapable de fixer son regard vide ou vagabond même s'il présentait un réflexe pupillaire normal? Il était totalement absent à la vie courante, sinon pour les réflexes de déglutition provoqués par son alimentation imposée alors que les patients schizophrènes catatoniques pouvaient poursuivre un mouvement volontaire initié pour eux.
    L'histoire du patient le décrivait fils d'une  "fille-mère" qui avait accouché dans un grenier fermé pour l'y cacher et l'alimenter à l'ignorance d'un voisinage catholique conservateur au Québec pendant plusieurs années.

    Je rattachais la situation du "Légume" inerte de Montréal à celle des Enfants-loups d'Asie actifs étudiés à l'époque. Ces enfants abandonnés avaient pu répéter le comportement des loups adoptifs et survivre jusqu'à leur découverte inopinée par d'autres personnes de la région. Les rapports du phénomène indiquaient tous leur inaptitude à modifier le comportement d'enfants-loups pour redevenir humains. L'éducation qu'ils subissaient les épuisaient sans les changer significativement avant une mort hâtive chez les humains (réf."Les enfants sauvages", L. Malson).

    Que s'était-il passé en eux? Et chez le "Légume"? Que se passe-il chez les malades mentaux? Comment expliquer leur comportement et le nôtre? (voir plus tard : La matrice biologique)

    Parmi mes lectures et études j'eus l'occasion de connaître d'abord  Henri Laborit  par son travail
" L'inhibition de l'Action", traité de biologie comportementale,  qui commençait à répondre à mes questions. Progressivement, je lus la majorité des écrits de ce médecin, chirurgien et chercheur fondamentaliste (découvreur de la chlorpromazine, puis biologiste social) dont j'acquis la majorité des concepts de l'humanité. Il fut le guide qui sera peut-être le vôtre, sans nécessairement le suivre, en poursuivant notre route.

    Les propos qui suivront, personnels, seront souvent reflet de la pensée que Laborit sut activer chez moi comme chez tant d'autres.

    Quiconque a étudié la théorie des ensembles en mathématiques sera familier avec Laborit et nos propos où reviendra souvent le terme "structure" (ensemble des relations existant entre les éléments d'un ensemble). Nous considérons que tout phénomène existe en relation avec d'autres phénomènes dans des ensembles englobants. Tout dans l'Univers, des quanta, ces unités d'énergie, aux constellations, ces plus grands ensembles qu'on connaisse actuellement, participe au système auquel la Vie participe.

   ( Le texte se poursuit en bas de la Référence ) 


NeuroPhysiologie de l'Individu (voir la section)  (Références)

    Ceux qui désirent approfondir la pensée de Laborit peuvent le suivre dans quelques extraits de son ouvrage " L'agressivité détournée " , reproduits dans les pages liées.
    Quelques sujets, plutôt réservés aux experts, sont toutefois ouverts à tous. Ils ont su orienter les thèmes de nos réflexions sur l'Homme.

"La vie n'est que l'énergie solaire transformée".(40)


1-Conservation d'une structure

L'Embryogenèse

     Le cri primal est la première manifestation cohérente de la structure vivante. Le bébé est plongé à sa naissance dans un milieu thermodynamique global auquel il doit s'adapter, c'est-à-dire rétablir en lui l'équilibre d'échanges énergétiques connu chez la mère enceinte.Cette expérience physique primitive vise à l'assouvissement de ses besoins cellulaires primordiaux. 

    Mais! Quoi? Que signifient ces propos?
    Lors de la fécondation, habituellement dans la trompe de Fallope,  les 23 chromosomes ADN de l'ovule (femelle) se sont appariés aux 23 chromosomes ADN du spermatozoïde (mâle), constituant le noyau diploïde du zygote (46 chromosomes ADN, chez l'humain) qui dirigera tout le mécanisme vital de l'embryon. Les gènes (unités moléculaires d'ADN) modèleront alors la construction de molécules d'ARN et ceux-ci serviront d'intermédiaires  aux enzymes nécessaires au renouvellement et à la coissance des éléments cellulaire. (Les enzymes sont les biocatalyseurs protéiques qui activent les réactions biochimiques dans les cellules)
     Aucun élément cellulaire, des atomes aux molécules ou du noyau à la membrane, n'est statique car chacun répond à sa nature énergétique. Les atomes sont constamment changés dans la cellule lors des réactions biochimiques.
    On sait que l'énergie est à l'origine de la matière et que la masse dégage ou se retransforme en énergie dans l'univers.

    Or le zygote, dirigé par ses chromosomes et perturbé par les modifications énergétiques de son environnement, réagit grâce à ses gènes et par les réactions enzymatiques en rétablissant un éliquibre initial. Suivant un ordre génétique implicite, il se clive par division mitotique et forme deux cellules sans croissance. Elles se clivent bientôt elles aussi sans que le zygote ne croisse et donneront finalement 16 cellules nouvelles. Ce sera la masse embryonnaire appelée morula (rappelant la forme d'une framboise ou d'une mure, d'où morula) où les cellules adhèrent les unes aux autres et où se forme une cavité lorsqu'elle s'implante dans l"endomètre de la paroi utérine.
    Lorsque l'embryon est totalement enraciné dans la paroi utérine, cette morule, toujours dirigée par le code génétique, distingue progressivement les cellules qui migrent en un disque pour former la gastrula. Ces cellules forment un sillon primitif à symétrie bilatérale et s'y spécialisent en trois feuillets superposés: l'épiblaste, côté de l'utérus, le mésoderme, au centre, et l'hypoblaste, face au sac amniotique,
    Ce sont les feuillets de la gastrule qui donneront : l'Ectoderme d'où originent le système nerveux central (SNC) et la peau ; le Mésoderme donnant les muscles et le tissu conjonctif participant à la majorité des organes ; et l'Endoderme formant l'intestin, les organes digestifs et les poumons.
(voir les illustrations dans The Visible Embryo)
    L'embryon se forme grâce aux cellules spécialisées et en limite la prolification dans chaque organe ou  partie en leur donnant l'information quant à leur suffisance quantitative. Les cellules obéissent à ces messages biochimiques originant des gènes. Beaucoup d'elles se suicident alors et laissent leurs molécules à la disposition du travail des autres cellules efficaces. On assiste à l'apoptose dès l'embryogenèse. Nous en discuterons plus tard (voir texte).    
 

2-Croissance d'une structure : l'Enfance < En Rédaction >

Sous le signe du lien (réf. Boris Cyrulnik
   
Avec  Boris Cyrulnik, la connaissance des lois qui régissent la naissance et le développement de l'amour fait un bond en avant qui implique un détour par les petits goélands et les bébés chimpanzés. Car, dans ce domaine, l'observation du monde animal nous renseigne de manière éloquente et troublante.
    Au regard de l'éthologie -- la psychologie du comportement qui cherche à observer les êtres vivants dans leur univers naturel --, les amoureux, les bébés, les pères et les mères apparaissent sous un jour nouveau. L'étude de la genèse des liens bébé - mère - père  révèle le rôle déterminant de l'empreinte qui s'inscrit dès la vie embryonnaire et au cours de la prime enfance, et dont l'histoire conditionnera la vie affective de l'individu.
    En mariant la biologie à nos fantasmes, Boris Cyrulnik dégage de nouvelles interprétations : c'est en comprenant pourquoi une brebis ne s'attache pas à son agneau que nous apprenons à mieux soigner les prématurés...
    Prolongeant les travaux de Konrad Lorenz et de Françoise Dolto, Boris Cyrulnik donne la première histoire naturelle de l'attachement.

L'ensorcellement du monde (réf. Boris Cyrulnik
   
Vivre, selon Boris Cyrulnik, c'est être fasciné, ensorcelé, possédé par les autres. En s'appuyant sur des exemples très concrets, il retrace minutieusement la généalogie du monde humain. Il analyse l'hypnose, cette fascination que nous exerçons sur les autres ou les autres sur nous : le leurre, cet objet qui sature notre sensorialité et épuise nos désirs ; l'empathie, cette capacité que nous avons de nous mettre à la place des autres ; la bouche, ce lieu d'interpénétration de l'extérieur et de l'intérieur où s'articulent les sons créateurs d'un monde symbolique ; le signe enfin, qui engendre un monde proprement humain, dédoublé en un en-deçà des sensations et des perceptions et un au-delà des croyances et des représentations.
    L'enjeu de Cyrulnik est de comprendre notre place dans le vivant, comment nous en procédons et comment nous en émergeons. « L'homme est le seul animal capable d'échapper à la condition animale. »

Problèmes du Cerveau : l'autisme * Qu'est-ce ?
                                                  
* Témoignage 

Problème de psychopathie : la personnalité en milieu familial. Document : Patrice Alègre  

3-Organisation d'une structure : l'Adolescence

L'Adolescence (réf. Matt Crenson, Associated Press, 09/01/2001) :
   Les parents craignent habituellement le jour où leur enfant, doux, enjoué et obéissant, devient grossier, imprudent et aux sautes d'humeur imprévisibles. C'est l'adolescence.
    Les recherches récentes démontrent que la source des transformations est dans le cerveau, et non dans les hormones comme dont on a toujours attribué la responsabilité.
    Vers l'âge de onze ans, le cerveau subit une reconfiguration majeure du champ associé au comportement social et au contrôle des impulsions. Les spécialistes en neuroscience ont fait cette constatation il y a à peine quelques années. Ils ont constaté que l'adolescence est une étape de la vie où le cerveau en développement est vulnérable aux traumatismes, à la toxicomanie et aux influences malsaines.
    "Le cerveau adolescent est différent. Il n'a pas terminé sa croissance." déclare Fulton Crews, spécialiste en neuroscience (U.de Caroline du Nord, Chapel Hill).
    À une époque récente, les spécialistes croyaient que le cerveau cessait sa croissance à l'âge de la maternelle. Ils estimaient que presque tous les circuits du cerveau étaient raccordés et qu'il ne restait qu'à les programmer.
    Les nouvelles techniques d'imagerie encéphalique ont invalidé cette théorie. L'imagerie par résonance magnétique et la tomographie par positron ont révélé que le cerveau poursuit sa croissance pendant toute l'enfance et même à l'adolescence.
    Leur cerveau n'ayant pas encore atteint la maturité, les ados ne s'y prennent pas comme les adultes pour faire face aux contraintes sociales, aux pulsions instinctives et aux autres pressions. C'est ce qui expliquerait partiellement le comportement parfois téméraire des adolescents.
    Les chercheurs ont présenté cette année, dans Nature , une séquence d'images par intervalle décrivant la croissance du cerveau entre l'âge de 3 et 15 ans. Ces images laissent d'abord voir un enchevêtrement de cellules nerveuse prenant forme dans la partie du cerveau au-dessus des yeux. Par la suite, à l'âge de la puberté, un émondage se réalise; près de la moitié des nouvelles fibres sont éliminées pour faire place à un réseau de circuits intégrés.
    Toutes ces mutations se produisent dans le cortex préfrontal. Selon les neuroscientifiques, c'est là que logent les "fonctions de gestion". Ces fonctions comprennent toutes les habiletés qui font souvent défaut aux adolescents : capacité de fixer des objectifs, de planifier, d'organiser et de réprimer les pulsions.

L'apprentissage de l'évaluation des risques :
    "À l'adolescence, on prend des risques. L'adolescence est largement consacrée à apprendre comment évaluer les risques inhérents à une activité " affirme Lynn Ponton, psychiatre (U.de Californie, San Francisco). Le développement incomplet du cerveau explique en partie le peu d'habileté des adolescents à prendre des risques.
    Les accidents sont la principale cause de décès chez les adolescents et ceux-ci sont davantage victimes de crimes que les autres groupes d'âge. On comprend pourquoi l'alcoolisme et le tabagisme s'enracinent à l'adolescence et pourquoi le quart de tous les séropositifs contractent le VIH avant l'âge de 21 ans.
    Un dossier criminel ou une maladie transmise sexuellement peuvent perturber le cours normal d'une vie, mais les neuroscientifiques ont appris que d'autres scénarios aux conséquences moins graves peuvent avoir des effets tout aussi durables.
    Les scientifiques utilisent des animaux pour réaliser leurs recherches sur le développement du cerveau à l'adolescence, les règles d'éthique interdisant l'usage de sujets humains. Mais la majorité des mammifères passent par une forme d'adolescence. "Bien entendu, il ne s'agit pas de flâneries au centre d'achat ou de coiffures punk, mais leur comportement social et leur structure sociale changent de façon dramatique" (Linda Spear, U.de Binghampton, New York).
    Par exemple, des rats adolescents démontrent plus d'intérêt que les adultes lorsque des objets inconnus sont introduits dans leur cage. Ils se rapprochent davantage de leurs pairs, explorent plus à fond leur environnement et se déplacent d'une activité à l'autre.
    Craig Ferris (U.du Massachutetts, Worcester) effectue des recherches sur des hamsters sauvages en Syrie. Il estime qu'ils atteignent l'adolescence vers l'âge de 25 jours. Pendant près de deux semaines, ils errent dans les champs de blé à la recherche d'un nid adoptif ou d'un endroit propice à la construction de leur propre nid.
    Les événements survenant à cette étape de développement peuvent déterminer le comportement des hamsters pour la vie. Un hamster qu'on fait cohabiter une heure par jour avec un hamster adulte agressif deviendra une brute qui intimide les plus petits animaux. Il tremblera cependant devant des hamsters de taille comparable à la sienne.
    À maturité, ces hamsters jadis exposés aux adultes agressifs possèdent dans l'hypothalamus une quantité inférieure de vasopressines, substance chimique associée à l'agressivité. On observe de plus, dans l'hypothalamus, une substance qui bloque les vasopressines.
    Ferris et ses collègues n'ont pas encore tiré de conclusions au sujet de ces modifications chimiques, mais ils sont persuadés que l'exposition de hamsters adolescents à des adultes agressifs engendre des séquelles permanentes.

Réactions à la nicotine :
    Les recherches sur l'usage du tabac démontrent que la majorité des fumeurs développent l'accoutumance à l'adolescence. Jusqu'à tout récemment cependant, personne n'avait cherché à comprendre la réaction d'un cerveau adolescent à la nicotine.
    Lorsque ce type de recherche a été réalisé, des chercheurs (U.Duke) ont découvert que le cerveau à l'adolescence réagit plus fortement à la nicotine. Les scientifiques ont injecté de la nicotine dans des rats à tous les jours pendant plus de deux semaines (niveau de nicotine d'un fumeur typique). Chez tous les rats, le nombre de récepteurs chimiques dédiés à la nicotine a augmenté (signe de dépendance). Mais chez les rats adolescents, le nombre de récepteurs dédiés à la nicotine a doublé par rapport à ceux des adultes.
    Les résultats d'études complémentaires publiés dans Brain Research (octobre 2000) révèlent que l'exposition de rats adolescents à la nicotine entraîne des problèmes permanents de comportement, surtout chez les femelles.
    Même après une période de sevrage de deux semaines, ces rates restaient moins actives et s'occupaient moins de leurs petits que celles qui n'avaient jamais été exposées à la nicotine. Il se peut que la nicotine retarde la division des cellules dans l'hippocampe, région du cerveau qui continue à se développer à l'âge adulte chez les femelles, mais pas chez les mâles.
    Il se peut aussi que les rats exposés à la nicotine aient été déprimés. La nicotine affaiblit la production par le cerveau de norépinéphrine (noradrénaline, NA) et de dopamine, substances chimiques déficientes chez les personnes déprimées.
    Des études épidémiologiques démontrent aussi que l'usage du tabac en bas âge augmente le risque de dépression à un âge plus avancé. Mais cela ne veut pas dire que les personnes ayant commencé à fumer tôt dans leur vie soient condamnées à la déprime et à la dépendance à l'égard de la nicotine.
    Selon Ferris,  malgré l'état embryonnaire des recherches, la violence et la drogue peuvent transformer de manière permanente le cerveau d'un adolescent. Et ainsi ce temps de la vie, déjà difficile, peut le devenir encore davantage.

Les drogues chez l'adolescent :
   
Ref. : Adolescence et Drogues (UQAC, 2007)
     
Voir : Drogues : ServiceVie.com

4-Progression d'une structure : l'Adulte < En Rédaction >

Recherche des plaisirs :
   
Voir l' article sur la dopamine et la dépendance aux plaisirs
              articles sur le sexe :   odeur et sexe
                                                   Panne de sexe
                                                   Viagra, PT-141 et sexe  
                                                   Agressivité conjugale

    Voir : ServiceVie.com

5-Vieillissement d'une structure : la Vieillesse < En Rédaction >

* Alzheimer, espoir de vaccin  (CIRS, Juillet 2000) <
*
Vitamines contre la maladie d'Alzheimer  (La Presse, 2002)
* Aînés maltraités quand l'enfant chéri devient tyran  (La Presse, Dimanche, 20 Janvier 2008) <
* Le Campus à la Vie - à la Mort !  (Le Devoir, Samedi, 02 Févier 2008) <

6-Disparition d'une structure : la Mort < En Rédaction >

7-Vie d'une structure < En Rédaction >                        
                                                                                                                                               

Accueil